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Repos après achèvement d’une œuvre : un repos sabbatique 

C’est un repos sabbatique, c’est-à-dire non pas l’arrêt d’un travail qu’on interrompt afin de reprendre des forces, ou qui cesse parce que celui qui travaille ne peut aller au-delà, mais le repos qui suit l’achèvement d’une œuvre à laquelle rien n’est à reprendre ni à ajouter. Dieu « ne se fatigue pas » (Ésaïe 40:28) ; la peine dans le travail est la conséquence du péché. En avoir fini avec des épreuves douloureuses et des combats, comme en Apocalypse 14:13, est une bien douce perspective, certes, et l’on comprend qu’elle soit présentée à propos des derniers martyrs, mais le repos de Dieu est quelque chose de bien plus élevé, il n’est pas cessation de peines mais plénitude de satisfaction dans un ouvrage parfait ; c’est le côté positif plus que le négatif qui compte. Tout est en place, vit, fonctionne, comme Dieu l’a voulu. Il n’y a pas à revenir sur un ouvrage terminé, conforme au plan initial.

Achèvement de l’œuvre pour la 1° et la 2° création 

S’il s’agit de la première création, « les œuvres ont été faites dès la fondation du monde », et « Dieu s’est reposé de ses œuvres » : « Il se reposa de toutes ses œuvres au septième jour », car « tout était très bon ». Les anges ont célébré l’œuvre créatrice lors de son enfantement (Job 38:7). Mais « Dieu s’est reposé de ses œuvres » une fois qu’elles ont été parfaitement achevées. Ce repos de Genèse 2:2 n’est pas seulement une figure du repos éternel à venir, mais un premier état, parfait en lui-même, du repos de Dieu. Dieu dans sa béatitude, satisfait de la création que les anges acclament, se repose de ses œuvres, quoique pas en elles. Ces œuvres de la première création ont été gâtées ensuite par le péché. Mais Dieu ne les recommence ni ne les répare. Il va entreprendre une autre création, la nouvelle création, par l’œuvre rédemptrice. « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille », dira Jésus ; le moment où il sera dit : « C’est fait », est encore à venir. Mais « toutes les œuvres » de la première création n’en ont pas moins été achevées en leur temps propre. Rien de plus ne nous en est dit, mais cela propose à notre méditation « le Dieu bienheureux ». L’homme n’était pas entré alors dans ce repos de Dieu ; il était placé dans une sphère de travail (Gen. 2:5, 15), travail à la vérité exempt de peine, dans un lieu de délices où Dieu le rencontrait. Créature bénie et élevée au-dessus de toutes les autres, il avait pour sa part Eden, le jardin de Dieu. C’est par le péché que, en même temps que la mort entrait dans le monde, y étaient introduits la souffrance et le labeur pénible sur un sol maudit.

Quand l’ouvrage de la nouvelle création sera achevé, Dieu se reposera de ses œuvres nouvelles de rédemption ; mais Il le fera dans son amour, au sein de la bénédiction universelle, Sa gloire resplendissant dans le Fils bien-aimé artisan de la seconde comme de la première création, et son Épouse céleste. Des hommes seront introduits dans ce repos de Dieu, ayant été « rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière » et « transportés dans le royaume du Fils de son amour ». 

 

 

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