• En mars 2017, un rapport publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement a recensé 894 actions judiciaires en cours, liées au climat, dont 667 aux Etats-Unis. Cet état des lieux répertorie également 119 recours dans l’Union européenne – dont 49 au Royaume-Uni –, et 102 dans la zone Asie-Pacifique – dont 80 en Australie –, mais seulement un en Amérique latine et deux en Afrique.

    Parmi les dossiers les plus emblématiques figure celui de Saul Luciano Lliuya. En décembre 2015, cet agriculteur et guide de haute montagne péruvien a déposé plainte contre l’énergéticien allemand RWE, pourtant non implanté au Pérou. Il tient cette entreprise – qui figure parmi plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre – pour responsable de la fonte des glaciers et de l’élévation des eaux du lac qui surplombe sa ville de Huaraz, menaçant ainsi d’une inondation la moitié de ses 120 000 habitants, ainsi que sa famille et ses propriétés.

    Soutenu par l’ONG allemande Germanwatch, M. Lliuya demande que RWE finance les travaux de sécurisation de Huaraz proportionnellement à ses émissions selon le principe du « pollueur-payeur ». Il réclame aussi le remboursement de 6 300 euros, montant des travaux qu’il a réalisés pour protéger sa maison. Fin novembre 2017, la cour d’appel de Hamm (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) a ouvert la voie à un jugement. Elle a néanmoins imposé au plaignant le dépôt d’une provision de 20 000 euros pour financer les expertises scientifiques nécessaires à étayer ses demandes. Cette somme sera financée par une fondation et des donateurs privés.

    Les « intérêts économiques » d’un « autre groupe de ­citoyens »

    Aux Etats-Unis, vingt et un enfants et adolescents, aujourd’hui âgés de 10 à 21 ans et majoritairement résidents dans l’Oregon, ont déposé en 2015 un recours contre le gouvernement fédéral avec le soutien de l’association environnementaliste américaine Our Chil


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  • Question : « Que dit la Bible de la justice sociale ? »

    Réponse : Avant d’aborder la vision chrétienne de la justice sociale, il faut commencer par définir celle-ci. Cette notion est si éminemment politique qu’on ne peut la séparer de son contexte moderne. Elle sert souvent de point de ralliement à de nombreuses forces politiques de gauche. Cet extrait de l’article anglais « Social justice » sur Wikipédia en donne une bonne définition : 

    « La justice sociale est aussi une notion parfois employée pour désigner le mouvement de lutte pour une société plus juste. Dans ce contexte, la justice est fondée sur les notions de droits de Lhomme et d’égalitarisme et implique une meilleure égalité économique par une imposition progressive et la redistribution des revenus ou même des biens.

    Cette politique vise à atteindre ce que les économistes du développement appellent une meilleure égalité des chances et à parvenir à légalité des revenus en cas d’inégalités dans un système procédurier juste. » 
    Le mot-clé de cette définition est le terme « égalitarisme », qui, avec l’expression « redistribution des revenus et des biens » et « égalité des revenus », en dit beaucoup sur la justice sociale. L’égalitarisme est une doctrine politique qui promeut l’idée que tous les hommes doivent être égaux en droits politiques, sociaux, économiques et civils. Cette idée a pour fondement les droits humains inaliénables inscrits dans des documents comme la Déclaration d’indépendance des États-Unis. 

    La doctrine économique de l’égalitarisme est la force motrice du socialisme et du communisme. Elle vise à renverser les inégalités économiques par la redistribution des richesses, mise en œuvre par des programmes sociaux pour lesquels des politiques fiscales progressives prélèvent proportionnellement plus d’impôts aux personnes les plus riches, afin d’augmenter le niveau de vie de ceux qui ont moins de moyens. Autrement dit, le gouvernement prend aux riches pour donner aux pauvres. 

    Cette doctrine pose deux problèmes. D’abord, elle se trompe en partant du fait que les riches se sont enrichis en exploitant les pauvres. Une grande partie des textes socialistes des 150 dernières années défend cette idée. C’était peut-être le cas au moment où Karl Marx a écrit son Manifeste du parti communiste et cela l’est peut-être même encore parfois aujourd’hui, mais certainement pas toujours. Ensuite, les programmes socialistes ont tendance à créer davantage de problèmes qu’ils n’en résolvent : ils ne marchent pas. La sécurité sociale, qui se sert de l’argent public pour garantir un revenu aux chômeurs et aux personnes sous-employées, a pour effet de les rendre dépendants du gouvernement au lieu de les pousser à chercher à améliorer leur situation. Partout où le socialisme / communisme a été essayé à l’échelle nationale, il a échoué à effacer les différences de classe, ne faisant que remplacer la distinction entre la noblesse et le peuple par celle entre capitalistes et ouvriers. 

    Quelle est donc la vision chrétienne de la justice sociale ? La Bible enseigne que Dieu est un Dieu de justice et que « toutes ses voies sont justes » (Deutéronome 32.4). Elle est aussi favorable à une justice sociale basée sur le souci et le soin des pauvres et des affligés (Deutéronome 10.18, 24.17, 27.19). Elle fait de nombreuses références aux veuves, aux orphelins et aux étrangers, qui ne pouvaient pas pourvoir à leurs propres besoins et n’avaient personne pour les soutenir. Dieu avait demandé à la nation d’Israël de prendre soin des démunis et leur désobéissance à cet ordre fait partie des raisons de leur jugement et de leur expulsion de la terre promise. 

    Dans son discours sur le Mont des Oliviers, Jésus mentionne les « plus petits » (Matthieu 25.40). Dans son Épître, Jacques décrit la « religion pure » (Jacques 1.27). Donc, si, par « justice sociale », on entend que la société a une obligation morale de s’occuper de ses membres les plus démunis, alors c’est juste. Dieu sait quʼau cause de la Chute, il y aura toujours des veuves, des orphelins et des étrangers. Alors, il a donné des ordres à leur sujet dans Lancien et le Nouveau Testament. Le modèle de cette attitude est Jésus lui-même, qui manifestait la justice de Dieu en annonçant le message de l’Evangile même aux exclus de la société. 

    La vision chrétienne de la justice sociale est cependant différente de sa définition actuelle. Les exhortations bibliques à s’occuper des pauvres s’adressent davantage à l’individu qu’à la société. Autrement dit, tous les chrétiens sont encouragés à faire ce qu’ils peuvent pour venir en aide aux « plus petits », sur la base du deuxième grand commandement : aimer son prochain comme soi-même (Matthieu 22.39). La justice sociale, sans son sens actuel, remplace l’individu par le gouvernement, qui redistribue les richesses par ses impôts et d’autres moyens. Cette politique n’encourage pas le don volontaire par amour, mais le ressentiment de ceux qui se retrouvent privés du fruit de leur labeur. 

    Une autre différence est que la vision chrétienne de la justice sociale ne considère pas les riches comme jouissant tous de biens mal acquis. La vision du monde chrétienne ne voit pas les richesses comme mauvaises, mais donne à tout le monde la responsabilité de bien les gérer (car toute richesse vient de Dieu). La justice sociale, au sens actuel, part du fait que les riches exploitent les pauvres. Une troisième différence est que la notion chrétienne de gestion des biens permet aux chrétiens de donner à qui il veut soutenir. Par exemple, un chrétien ayant un fardeau pour les enfants encore à naître soutiendra des agences pro-vie en donnant de son temps, de ses compétences et de son argent. Avec la justice sociale contemporaine, c’est le gouvernement qui décide qui recevra les biens redistribués. Nous ne contrôlons pas l’emploi que le gouvernement fera de l’argent de nos impôts, qui parviendra la plupart du temps à des organisations que nous n’approuvons pas. 

    Pour résumer, il y a une tension entre l’approche de la justice sociale centrée sur Dieu et celle centrée sur Lhomme. L’approche centrée sur Lhomme prêche le salut par le gouvernement, ce qui mène à une utopie par les politiques gouvernementales. L’approche centrée sur Dieu voit Christ comme le Sauveur qui instaurera le paradis sur terre à son retour, lorsqu’il restaurera toutes choses et rendra justice parfaitement. En attendant, les chrétiens expriment Lamour et la justice de Dieu en témoignant de son amour et de sa miséricorde
     aux plus démunis. 

     

     


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  • Photo du jour, le mardi 20 février 2018


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  • Une vie sans irritation 

     

    Lisez : Psaume 37.1-11

     

    La Bible en un an : Daniel 3 – 4 1 Jean 5

    Cela vous dérange-t-il de voir l’attention que l’on prête de nos jours aux gens qui défendent tout ce qu’il y a de pire ? Peut-être s’agit-il de vedettes du spectacle qui font les manchettes en prônant des philosophies immorales dans leur musique, leurs films ou leurs émissions. Ou encore, il peut s’agir de chefs qui lèvent publiquement le nez sur de nobles principes de vie.

    Il serait facile de nous irriter en jetant les mains en l’air de désespoir, mais le Psaume 37 nous suggère une meilleure façon de faire. Écoutez le sage conseil que David nous donne : « Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal » (v. 1). Même s’il est bien d’être « le sel et la lumière » (Mt 5.13, 14) de notre monde insipide et ténébreux – à tenter de contrer le péché en réfléchissant la lumière de Jésus –, nous ne devons pas laisser des forces négatives nous pousser à vivre dans la colère (Ps 37.8). Il faut plutôt compter sur Dieu pour avoir le dernier mot sur ceux qui font le mal : « Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe » (v. 2). Surtout, nous devrions adopter l’approche de David : « Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien » ; « aie […] la fidélité pour pâture » ; « Fais de l’Éternel tes délices » ; « Recommande ton sort à l’Éternel » ; « mets en lui ta confiance » (v. 3-7). Malgré tout ce qui peut nous déplaire autour de nous, rappelons-nous : Dieu est aux commandes. Comptez sur lui pour faire le bien. Et ne vous irritez pas. 

     

     


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  • Photo du jour avec Cauzac l'innocent !


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